Peuple Français, peuple de frères, Peux-tu voir sans frémir d'horreur, Le crime arborer les bannières Du carnage et de la terreur ? Tu souffres qu'une horde atroce Et d'assassins et de brigands, Souille par son souffle féroce Le territoire des vivants.
Quelle est cette lenteur barbare ? Hâte-toi, peuple souverain, De rendre aux monstres du Ténare Tous ces buveurs de sang humain ! Guerre à tous les agents du crime ! Poursuivons les jusqu'au trépas ; Partage l'horreur qui m'anime ! Ils ne nous échapperont pas.
Représentants d'un peuple juste, O vous ! législateurs humains ! De qui la contenance auguste Fait trembler nos vils assassins, Suivez le cours de votre gloire ; Vos noms, chers à l'humanité, Volent au temple de mémoire, Au sein de l'immortalité.